NL
 
Out Now
   
   
   
   
 
 

RifRaf 163 - Out Now!

A l’aube du nouveau millénaire, Interpol s’est levé, recyclant avec panache les plans du siècle dernier. En mouvement sur une corde invisible qui, du cou de Ian Curtis à David Bowie, relie une histoire du rock surlignée de noir, la formation new-yorkaise a toujours assuré avec classe et distinction, constance et discrétion. Suite au départ du bassiste Carlos Dengler, Interpol se resserre désormais autour du trio Paul Banks (chant), Sam Fogarino (batterie), Daniel Kessler (guitare). Mais cela n’empêche pas d’autres corbeaux d’entrer dans la danse… A l’heure du nouvel album (‘Interpol’), Kessler, membre fondateur du groupe et séduisant guitariste aux airs (sombres) de Guillaume Canet, passe les troupes en revue et revient sur l’histoire. Comme pour mieux l’apprécier.

Enregistré à Berlin, le quatrième album des !!! (Chk Chk Chk) est aussi le premier à développer à ce point le travail d'écriture; on remarque ainsi une nette progression en termes de paroles, plus riches, plus denses mais aussi plus sombres que sur ses prédécesseurs. Ou comment Nic Offer a réalisé un mercato judicieux. Ou comment Nic Offer a réalisé un mercato judicieux. ‘Strange Weather Isn’t It ?’ *** Ninja Tune, c’est avant tout le projet de deux hommes, Matt Black et Jonathan More, mieux connus sous le nom de Coldcut. S’apprêtant à fêter ses vingt ans, le label sort fin de ce mois un somptueux coffret bourré à ras bord d’inédits répartis sur 6 CDs et 7 vinyles. De quoi se gaver jusqu’à plus soif de la musique d’un label unique.

Sans surpasser l’élégance atmosphérique de son premier album (‘Alpinisms’), School of Seven Bells poursuit son ascension et creuse son sillon. Sur le récent ‘Disconnect from Desire’, le trio new-yorkais ravive la flamme eighties des Cocteau Twins et se rapproche dangereusement de Bat For Lashes. Ex-Secret Machines, Benjamin Curtis est toujours entouré d’une paire de jumelles au charme renversant. Jeune corbeau, School of Seven Bells plume tout naturellement l’héritage new wave sous les sunlights d’une discothèque imaginaire. *** Au bout de ses dix années d’existence – et de son deuxième baptême, le groupe australien PVT (ex-Pivot) saute en toute franchise le piège de la redite, pour notre plus grand bonheur. Invité à la table d’hôtes où le kraut synthétique joue des coudes avec l’alternative pop, déclinant des thèmes vocaux expérimentés à la scène, la formation de Down Under ne doit guère forcer la mesure pour nous convaincre, tant l’aboutissement de son troisième effort est évident.

La belle Isobel Campbell glisse sur l’évocation de son nouvel album - très folk rock désertique, délié une fois de plus, et pour la troisième fois, avec Mark Lanegan - pour mieux évoquer ses besoins d’errances et d’isolement, son entourage bienveillant et ses héros, Lennon et Dylan. Le Bob est d’ailleurs une sorte de figure tutélaire qui plane au-dessus de 'Hawk', dylanesque collection de chansons électrifiées plongeant au cœur de l’aridité d’un Arizona à peine fantasmé, à la recherche d’eau pure.

Nul doute que ceux qui se mettent à fredonner le refrain de‘This Is A Flirt’ à la simple évocation du nom de Balthazar vont adorer’Applause’. Sur son premier album, le groupe a décidé de tourner le dos aux ritournelles synthétiques et de mettre en avant un son adulte et aguerri. Les onze morceaux proposés sont autant de titres pop rock impeccablement balancés et excitants. *** Les Bacon Caravan Creek sont trois et ils sont sympas. Des petits gars bien de chez nous. Sérieux, simples. Des gars avec la tête sur les épaules, pas vraiment prêts à se crucifier pour un tube certifié d’or. Des gars qui tapent sur des casseroles parce que c’est ça la perfection, leur perfection. Des gars qui pratiquent la pop électronique comme d’autres vont à la pêche le dimanche, cool. Des moutons qui font comme s’ils avaient des crocs. *** Earteam, Back To Black, VinylBox, Love On The Bits, The Man Machine, Counting Backwards, Cosy Corner, l'actualité estivale passée au crible; avec une grande frite, s'il vous plaît!